Coup de flippe pour la sortie de Carrie, la vengeance

Une nouvelle adaptation de Carrie (Stephen King) sort le 18 octobre aux Etats-Unis, en décembre chez nous (le titre c’est Carrie, la vengeance, et ça ne s’invente pas !)
Le film est signé Kimberley Peirce et Carrie y est interprétée par Chloë Moretz, qu’on a pu voir dans pas mal de films (The Eye, Kick-Ass, Laisse-moi entrer… et, bien plus jeune, dans l’Amityville d’Andrew Douglas en 2005). Pour marquer le coup, rien ne vaut une bonne caméra cachée… Un peu flippante.

Voici le travail mené par l’équipe de communication (et certainement celle des effets spéciaux) du film dans un café de New-York :



Sur Twitter, vous pouvez aussi vous amuser à montrer vos pouvoirs télékinétiques (wouhou) avec le hashtag #FlexLikeCarrie !

carrie

Alors, vous y auriez cru ou pas ?

Jolly S.

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James Wan ou l’épouvante vintage

Je sais. Ça fait une éternité que je n’ai pas écrit ici, honte sur ma descendance. MAIS me voici de retour avec un petit article sur James Wan, qui nous a récemment pondu Insidious et The Conjuring, deux films qui m’ont fait frissonner. Attention, c’est parti.

Insidious

Insidious est sorti en 2011, autant dire que c’est déjà une antiquité. On attend le 2 dans quelques jours à peine, c’était donc l’occasion d’en parler !
Il a été réalisé par James Wan, qui avait réalisé le premier SAW. Autant dire que le petit a fait un grand écart entre le film de torture et le film d’épouvante. Autant j’avais beaucoup de mal avec SAW (même si le concept était pas mal), le principe de voir des gens se mutiler pour survivre, et l’ambiance sanglante du film, autant l’univers glauque des derniers films de Wan me font sauter de joie.

Insidious

À l’ancienne

Avec Insidious, le réalisateur nous offre un retour aux sources de l’épouvante basé sur un scénario somme toute classique : la famille Lambert, 3 enfants, emménage dans une nouvelle maison pour commencer une nouvelle vie. Mais assez rapidement, la mère, Renai (jouée par Rose Byrne), va être le témoin de phénomènes pour le moins étranges : voix d’hommes dans le babyphone, apparitions…
On pourrait être déçu par un sénario aussi banal (il n’y a qu’à regarder les Amityville – et c’est également le scénario de The Conjuring) mais on comprend vite que c’est là tout l’intérêt du film : réussir à faire peur en 2013 avec des idées ancrées dans les mœurs du cinéma depuis les années 70.

La grande maison, les marches qui craquent, la famille qui flippe, des chuchotements, des enfants qui voient des choses : du bon vieux classique.

Renai
(Renai – Rose Byrne -, inquiète…)

L’atout de James Wan, c’est qu’il arrive à dépoussiérer tout ce concept en le modernisant à sa façon : déjà, les personnages sont un peu plus vifs quand ceux d’Amityville. Deux exemples bateau qui en ont exaspéré plus d’un : 1) Quand un phénomène étrange se passe au fond d’un couloir sombre, le personnage a le bon sens d’allumer la lumière -!- ; 2) La famille déménage quand ils pensent que la maison est hantée. Ça se tient.

Le fils aîné des Lambert, Dalton, se retrouve un matin dans un état qui ressemble au coma. Les médecins ne peuvent pas se prononcer sur son cas et il est renvoyé chez lui, assisté de machines pour l’aider à survivre. C’est à partir de ce moment-là que les phénomènes paranormaux commencent à se manifester.

Insidious se permet quand même un petit écart aux habitudes que l’on connaît : ce n’est pas la maison qui est hantée, mais bien Dalton lui-même qui est poursuivi par une entité maléfique ! Déménager n’y changera donc rien : il faudra faire face à l’horreur et la combattre. Notons une évolution : chez Wan, on ne subit plus la peur, on l’affronte.

Là-dessus, les Lambert font appel à Elise, qui viendra révéler au père, Josh (joué par Patrick Wilson), l’épreuve qu’il devra traverser pour sauver son fils. C’est à ce moment-là que le film bascule : on passe littéralement de l’ombre à la lumière, avec la plongée dans un monde parallèle et ténébreux (brrr). Alors que jusqu’ici, le film était plutôt lumineux, on se retrouve dans une obscurité épaisse peuplée d’entités flippantes digne des meilleures Horror Nights. C’est aussi à ce moment que le personnage central du film change : de la mère, inquiète, on passe au père, un peu perdu mais déterminé.

Ces dernières scènes deviennent un prétexte à sortir toutes les créatures tout droit sorties de l’imagination de Docteur Wan, alors certes on se sent un peu abusé, parce qu’après tout, qu’est-ce qu’elles font là ces créatures ? Mais bon, on savoure leur folie apparente comme dans un bon train fantôme.

Insidious-Horror
(Josh – Patrick Wilson – en plein cauchemar)

C’est d’ailleurs l’impression qu’on a pendant toute la deuxième partie du film : les lampes si soigneusement allumées au début du film s’éteignent soudainement (dans une scène qui, avouons-le, est tout sauf subtile), plongeant la maison dans le noir et permettant ainsi au spectateur de pénétrer lui aussi ce monde parallèle qui se situe encore dans la maison, mais dans une dimension invisible pour les humains. Le monde qui nous apparaît alors fait beaucoup penser aux trains fantômes et aux Maisons de l’Horreur des parcs d’attraction : on se promène dans un décor qui pourrait être familier, mais la noirceur des lieux et la présence de personnages cauchemardesques transforment ce voyage en une expérience angoissante.

Insidious-night

Comment James Wan arrive-t-il à nous faire peur avec des procédés aussi vieillots ? Eh bien tout simplement, il maîtrise. Et puis, il faut dire qu’il n’a pas peur de la surenchère : le titre du film s’affiche sur fond de violons fous (et forts), ce qui, en plus de vous faire sursauter, vous met en garde pour le reste du film. Il est vrai que Wan joue beaucoup sur le son. Son cinéma est influencé par l’horreur japonaise et cela influe énormément sur l’ambiance générale d’un film : musique angoissante = spectateur angoissé… L’utilisation des violons lors des scènes de « danger » rythme le film et crée un fil conducteur. Et même si vous fermez les yeux, vous aurez une idée de ce qui se passe à l’écran. Et vous n’aurez plus envie de les ouvrir.

Fait intéressant d’ailleurs : la musique des deux films est signée Joseph Bishara, et c’est également lui qui joue les deux démons dans les films. Je sens un nouveau trio gagnant, à l’image de Burton – Depp – Elfman : Wan – Wilson – Bishara.

The Conjuring

L’affichage à l’écran du titre de The Conjuring (2013) est exactement la même, et vous met dans le même état de nerfs. Vous verrez qu’il est aisé de comparer les deux films.
Comme je l’ai dit plus haut, les scénarios de base sont semblables, à croire que le réalisateur a souhaité exploiter les différentes possibilités de déroulement à partir d’un début vu et revu au cinéma.

The_Conjuring
(Violons fous)

La famille Perron vient d’emménager dans une grande maison qui apparaît vite être hantée, par un esprit encore moins sympa que celui d’Insidious. La famille fait donc appel au couple formé par Lorraine et Ed Warren (Vera Farmiga, qui joue Norma Bates dans la série Bates Motel, et Patrick Wilson, encore lui). Les Warren étudient de près les phénomènes paranormaux et particulièrement ceux qui ont trait au Diable en personne. Il s’avère que la maison des Perron a appartenu autrefois à une sorcière qui vénérait Satan, et qui a maudit quiconque tenterait de posséder ses terres après elle.

L’esprit de la sorcière a visiblement décidé de s’en prendre à la mère (Carolyn, jouée par Lili Taylor). A son tour, celle-ci devra affronter le mal et de dures épreuves pour sauver sa progéniture. On retrouve déjà un thème qui a l’air de tenir à cœur à James Wan : les parents qui partent en croisade contre les démons pour l’amour de leurs enfants. En cela, Insidious et The Conjuring m’ont tous les deux fait penser à des contes (terrifiants certes) : on y retrouve une famille unie, qui est menacée par une force maléfique externe qui tente de détruire, par la peur, l’amour qui les unit – c’est d’ailleurs quand les cadres des photos des famille se retrouvent réduits en miette que Carolyn prend l’initiative de demander de l’aide. Et c’est à l’un des parents d’affronter sa propre peur pour la survie de tous.

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(Ed Warren – Patrick Wilson – et son amie la pendue)

Le schéma du conte

Le côté « conte » est apporté dans Insidious par l’omniprésence du rêve : c’est dans ses rêves que Dalton est en danger, et c’est dans ses rêves que son père devra le sauver. Ces rêves sont peuplés de créatures effrayantes et menaçantes. Dans The Conjuring, c’est le jeu d’enfants qui est beaucoup représenté. C’est même le jeu de cache-cache qui révèle à Carolyn une présence étrangère dans la maison et qui invite des présences non grata à se mêler à eux. Ce qui semble innocent chez les enfants devient alors dangereux pour les adultes. De toute façon c’est bien connu, les enfants, c’est flippant.

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(Carolyn Perron – Lili Taylor – et sa fille : ça s’annonce mauvais)

Dans The Conjuring, James Wan étoffe un peu l’histoire familiale en concentrant une certaine partie du film à la vie du couple Warren. Il faut savoir que ce couple a réellement existé, qu’il a étudié de nombreux cas de maisons hantées et autres possessions pendant les années 70. C’est d’ailleurs eux qui sont à l’origine de la « légende » controversée de la maison d’Amityville. Normal donc que le film y fasse référence (en l’occurrence, par son scénario). D’ailleurs, la publicité du film a beaucoup joué sur la véracité annoncée des faits du film et aux soi-disant phénomènes paranormaux qui sont apparus aux différents membres de l’équipe. Aux États-Unis, on peut même avoir un prêtre prêt à l’emploi dans le cinéma pour vous exorciser à la sortie du film.

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(Lorraine et Ed Warren – Vera Farmiga et Patrick Wilson)

Malheureusement, cette dualité au début du film tend à casser le rythme et rend le tout très long, très découpé. Mais dès que les deux familles se rencontrent, tout va aller très vite, les phénomènes vont se multiplier, et c’est là que le spectateur va trembler. L’attente travaillée tout au long de la première partie du film va enfin prendre fin, et c’est un vrai festival de la trouille qui commence. Il faut dire que le démon qui hante la maison des Perron est particulièrement vicieux : il n’apparaît jamais quand on l’attend ou sous la forme où on l’attend. Je n’en dirai pas plus pour ceux qui n’ont pas vu le film… Mais la scène du cagibi, sans me faire crier, m’a mise vraiment vraiment mal à l’aise. (J’ai également applaudi le réalisateur pour cette idée. Bravo, James.)

Le style James Wan

Apparitions soudaines, le prétexte de l’état de santé des enfants comme alias pour mettre mal à l’aise (le coma de Dalton, le somnambulisme de Cynthia), utilisation des effets sonores à outrance : James Wan arrive à moderniser un concept vieux comme le monde pour surprendre un public plus que blasé des maisons hantées. Avec un scénario un peu creusé malgré un point de départ on ne peut plus commun et une réflexion certaine sur la façon la plus vache de surprendre son public, James Wan m’a réconciliée avec le genre de l’épouvante qui s’essoufflait un peu depuis ces… 20 dernières années (hum hum La Dame en Noir hum hum).
Il a également réussi, en seulement deux films, à imposer sa patte et à nous exposer sur grand écran ses obsessions et ses lieux communs. Il a également montré ses quelques « faiblesses » en cédant à des clichés qui auraient facilement pu êtres évités. Pour ma part, il reste cependant d’un réalisateur prometteur dans ce genre-là, en espérant qu’il ne nous tombe pas dans un cercle vicieux et qu’il finisse par tourner en rond…

Taylor Conjuring
(Résiste ! Prouve que tu existes !)

Je vous laisse avec les bandes-annonces des deux films pour les hérétiques qui ne les auraient pas encore vus, et je vous dit à bientôt dans les salles obscures pour la sortie d’Insidious 2 !

Jolly S.

Insidious

The Conjuring

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Mini revue : Warm Bodies

Helloooo ça fait un petit moment déjà que je n’ai rien posté ici ! Voilà ce que c’est que de profiter du soleil, on en oublie de faire un petit tour par les salles obscures ! Aujourd’hui je vous propose un film assez récent, bien que plus au cinéma, que j’avais déjà mentionné ici : Warm Bodies.

Warm Bodies, sorti en 2013, a été réalisé par Jonathan Levine et est adapté du roman d’Isaac Marion (2010 me dit Wikipédia). Il raconte l’histoire d’un zombie, R, qui recommence peu à peu à se sentir humain grâce aux sentiments qu’il porte à une survivante nommée Julie. Un Roméo et Juliette (je devrais dire Romero et Juliette, mais je m’égare, en plus c’est nul) à la sauce zombie donc (hé oui, R et Julie…), d’autant plus que le père de Julie est… le chef des humains – ou un truc comme ça, on n’a pas trop d’explications en fait. Mais c’est un mec important. R, lui, n’a plus aucun souvenir de sa vie d’avant, donc pas de famille.

Warm-Bodies-Banner
(Oui, John Malkovich aussi)

Je vais faire court. Vous me connaissez (maintenant, un peu), je suis assez tolérante en ce qui concerne les visions un peu « déviantes » des zombies, tueurs ou autres monstres de cinéma. Cela dit, j’exige un minimum de crédibilité pour pouvoir m’intéresser au film. Warm Bodies, c’est LE film qui manque de crédibilité du début à la fin. Dès le début, on rencontre R qui erre (on a dit stop) dans un aéroport et qui nous raconte à quel point il est triste d’être mort. Oui, il nous raconte sa vie, tranquille, avec une logique et des pensées très humaines. Comment cela se fait-il ? Est-il le seul à penser ? On ne le saura jamais. C’est vrai, à quoi bon rentrer dans les détails après tout ?

WARM-BODIES
(Julie -Teresa Palmer- et R -Nicholas Hoult)

Un jour, R tombe nez à nez avec Julie (après avoir mangé le cerveau de son copain et après avoir appris à la connaître via les souvenirs imprégnés dans le cerveau bien sûr), il décide de lui sauver la vie et l’emmène chez lui. Car oui, R a un chez lui et il aime écouter de la musique. Après quelques jours passés ensemble, Julie va tenter de retourner chez les survivants. Voilà à peu près le seul moment où il se passe quelque chose. On découvre les « osseux », qui sont des zombies plus avancés dans leur décomposition (ils sont donc des squelettes), ce qui les rend plus forts et plus rapides que les autres zombies. Non attendez… Il n’y a aucune logique là-dedans, bienvenue chez Warm Bodies !

Bref on passera le scénario guimauve à souhait (les autres zombies ressentent eux aussi l’amour, ils veulent aider les vivants, Julie ramène R à son père pour lui montrer que les gens peuvent changer, ils marchent sur des arc-en-ciels, c’est très sympa) et les scènes de bataille introuvables – nous sommes bien dans un film de zombie, oui. Les personnages secondaires sont creux voire inexistants, aucun des personnages principaux (il n’y a que R et Julie, pas de quoi se mélanger les pinceaux) n’a de personnalité vraiment recherchée, et Julie ressemble d’ailleurs beaucoup trop à Kristen Stewart pour être crédible. Le scénario est plein de contradictions (R nous explique qu’un zombie ne peut pas dormir alors que la veille Julie s’est échappée pendant son sommeil, il tape la discute tranquille avec elle alors que 3 jours avant il pouvait difficilement dire un mot) et il est très lent. Les zombies sont moches, les osseux encore pire, ils n’ont d’ailleurs aucune utilité dans le scénario. Les forces de l’ordre sont une grande farce blindée de clichés et enfin, la bande-son est ennuyeuse. Vous comprendrez que j’ai beaucoup d’estime pour Warm Bodies. Ah, et ne vous fiez pas à la bande annonce, il n’y a pas d’humour dans ce film.

R-Warm-Bodies
(Voici la tête que j’avais pendant à peu près tout le film)

Ah si, je dois dire qu’à un moment j’ai eu peur, lorsque Julie et l’un des deux personnages secondaires sans grand intérêt maquillent R pour le faire passer pour un vivant et que commence la musique de Pretty Woman Rassurez-vous, elles le disent elles-mêmes, c’est une blague de mauvais goût (haha).

Bon allez, je triche un peu : c’est vrai que Warm Bodies est carrément une histoire d’amour et pas du tout une histoire de survie sur fond apocalyptique – mon angle d’attaque était déjà mal placé. Mais alors zut, collez-moi un vampire dans l’histoire et laissez les zombies tranquilles ! Il y a beaucoup trop d’aspects de la vie avec les zombies qui sont passés à la trappe pour que ce soit un bon film, même d’amour !

Je n’avais vraiment pas envie de le dire, mais Warm Bodies est un mauvais Twilight (déjà que Twilight était mauvais) avec un zombie à la place du vampire. Et je ne suis pas de mauvaise foi. Sérieusement. J’ai été gentille avec [REC]3.
Je pense tout simplement qu’Isaac Marion a voulu nous écrire une bonne vieille romance sur fond original, et comme les vampires c’est trop mainstream, il a choisi les zombies (c’est vrai que ce n’est paaas du tout mainstream en ce moment les zombies), sauf que pas de bol, il n’y connaît visiblement rien. Après, ne me demandez pas pourquoi un obscur réalisateur a voulu adapter ce roman à l’écran.

WarmBodies-2
(De la bagarre ? Non, 1min30 du film à tout casser)

Ne regardez pas ce film ! En plus, son titre en québequois c’est Zombie malgré lui.

Désolée, la prochaine fois je parlerai d’un bon film, et j’aurai des tas de choses sympa à dire, promis !

Jolly S.

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Mama

Cela faisait bien trop longtemps à mon goût que je n’avais pas fermé les yeux devant un film d’horreur. De peur, bien sûr pas de déception. Alors quand je suis sortie toute retournée de ma scéance de cinéma hier, je me suis dit qu’il fallait absolument que je parle de Mama.

Mama est un film d’épouvante en ce moment au cinéma. Il a été réalisé par l’Argentin Andres (Andy) Muschietti, et tout comme Fede Alvarez, il s’agit de son premier long métrage. Et tout comme Alvarez, ce petit-là a beaucoup de talent.

Je n’ai pas envie de vous gâcher le film donc je vais éviter de rentrer dans les détails, mais il serait vraiment dommage de ne pas essayer de vous donner envie de le voir.

Mama

Mama est un long métrage adapté d’un très court métrage du même nom de 3 minutes réalisé par Muschietti il y a de ça quelques années, assez flippant, et il s’avère que ce dernier s’adapte très bien au cinoche. Le film raconte l’histoire d’un couple, Lucas (Nicolaj Coster-Waldauet) et Annabelle (Jessica Chastain, méconnaissable) qui tente de recueillir leurs deux nièces, Victoria (Megan Charpentier) et Lilly (Isabelle Nélisse), après qu’elles aient survécu 5 ans seules dans la forêt. Si Lucas a passé ces 5 dernières années à rechercher désespérément cette famille, Annabelle, elle, est loin d’être prête au rôle de tutrice. Il va pourtant falloir s’y faire, d’autant plus que les deux petites sont plutôt sauvageonnes et semblent vivre avec un troisième être… Mama.

Voilà le pitch de départ, je n’en dirai pas plus. Muschietti réalise un excellent travail de tension, de suspense, de mal-être. Le travail de l’image et du son – surtout le son… – fait en sorte que l’on ne se sente en sécurité à aucun moment du film, on s’attend toujours à voir surgir on ne sait quelle créature (et Mama n’est pas la seule à faire flipper là-dedans) de derrière une porte, un placard. Le rendu est vraiment beau, pour ne rien gâcher, et on retrouve différentes esthétiques propres à de grands classiques de la science-fiction en clins d’oeil à des maîtres du genre (Burton, Raimi, Spielberg…).

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Lilly et Victoria

La seule chose que je pourrais reprocher à ce film est un passage à la première personne, un flash-back heureusement assez court qui n’est pas à la hauteur de l’esthétique du reste du film. Mais allez, je lui pardonne.

Tout au long du film, Muschietti, sûrement sur les conseils de Guillermo Del Toro qui l’a produit, s’amuse à nous faire tourner en bourrique en suggérant beaucoup de choses, mettant le spectateur dans un état de nerfs assez délectable. Et quand l’horreur surgit devant nous, Oh mama ! C’est le cri qui convient.

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« Oh mamaaaaaaa !!! »

Mais en plus d’être très réussi et maîtrisé en termes d’épouvante, Mama est un très beau film qui se penche sur les relations familiales parfois compliquées, et particulièrement sur l’amour que l’on peut porter à des enfants (c’est beau). Tout comme pour Le Labyrinthe de Pan (Guillermo Del Toro, 2006) et L’Orphelinat (Juan Antonio Bayona, 2007, produit par Del Toro) les enfants ont un rôle crucial à jouer au sein de la famille – et du film -, à la fois surnaturel et terrifiant, et pourtant toujours innocent. La patte de Del Toro est clairement reconnaissable : la famille, l’étrange, beau et terrifiant à la fois… Et surtout, très féminin !

Je ne peux que vous encourager à aller le voir ! Mais pas seul…

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Petite devinette (2)

Allez, un petit jeu pour finir ce long week-end : savez-vous quel acteur, icône des films d’horreur, prête sa voix à la chanson Thriller de Michael Jackson ?


(Non vous n’avez pas droit au clip, l’indice est trop évident !)
Réponse plus bas !
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… Il s’agit de Vincent Price, qui a prêté son talent d’acteur aux films d’épouvante des années 30 aux années 90 !

Vous aviez trouvé ?

Michael Jackson et Vincent Price en plein enregistrement :

Je tire mon chapeau pour la maîtrise du rire machiavélique dont Price fait preuve !

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