Jeu d’Enfant #3

Pour un premier article, commencer par le 3ème film d’une série, c’est pas très malin ! Mais c’est ce qu’il me fallait pour fermer la boucle de la saga Chucky.

Préparation au visionnage

Pour ce premier article je me suis lancée dans le visionnage du troisième opus de la saga de la poupée tueuse, après avoir regardé les deux premiers (hier) et les suites (il y a quelques semaines). Ambiance.

Déjà, Chucky #3 / Jeu d’Enfant #3 est catégorisé « action/horreur » alors que le 1 et le 2 sont des « thriller/horreur », j’ose espérer que je pourrai y retrouver la poupée qu’on voit dans La Fiancée de Chucky (le 4ème volet), avec son humour décapant ! On a déjà bien senti dans le 2 que Charles Lee Ray se lâchait et, même s’il souaite redevenir humain, prenait goût à être une poupée. Il s’amusait à tirer les avantages d’une image inoffensive pour surprendre ses pauvres victimes et s’amusait à se faire passer pour un simple jouet. La scène dans la voiture avec Kyle, lorsque le policier demande le nom de la poupée, c’est Chucky qui répond avec un sourire ironique, ce qui doit avec le don d’agacer Kyle justement… J’ai beaucoup aimé cette micro-scène personnellement, elle représente bien ce qui me plaît dans ce genre cinématographique : le jeu avec la victime, mais surtout un « tueur » plein d’humour det toujours au taquet, et c’est bien ça qui fait qu’on s’y attache !

Allez, moins de tergiversations, on lance le film !

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(via)

Film terminé, plutôt une bonne surprise par rapport aux critiques que j’ai pu lire / qu’on a pu me faire. Alors évidemment on peut dire que le film se traîne un peu en longueur, et que l’histoire se résume finalement en deux lignes : Chucky a trouvé une nouvelle victime en suivant Andy à l’école militaire (car oui, il a été restauré malgré son état final dans Jeu d’Enfant 2 et franchement, faut le faire – attention, spoiler) et passe le film à lui courir après, le tout entrecoupé de scènes pas forcément utiles – mais marrantes.

Ce que j’attendais c’était surtout de voir un Chucky en forme et c’est le cas, surtout vu le nombre de personnes qui se mêlent de son histoire, et c’est toujours un bonheur de le voir hors de lui (« MEEEEEEERDE !!! ») quand il se fait emmerder par un gamin de 10 ans ! C’est ça qui donne au film toute sa matière, et c’est ça qui fait qu’il peut tranquillement durer 1h30 – le fait qu’il n’arrête pas de se heurter à des personnages qui veulent absolument le jeter à la poubelle (c’est pas très gentil tout ça). On sent qu’il est de plus en plus fatigué de jouer à la poupée et il sur la fin, il ne se donne même plus la peine de faire croire qu’il est inanimé.

Bref pour moi les trois Jeu d’Enfant ne sont pas du tout des films à jeter, et je pourrais me les re-regarder sans aucun problème (là, tout de suite). Mais évidemment pour les aficionados de La Fiancée de Chucky (qui est sans conteste le meilleur de la série) ça va manquer de répliques cultes, de vulgarité et de sang ! Il faut bien accorder ça aux années 90, malgré des efforts sur les années 80 on manquait encore un peu de subtilité dans le scénario et les actions s’enchaînaient un peu bizarrement.

La poupée

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(Dites Cheese !)

Même dans le premier Jeu d’Enfant, qui est sorti en 1988, je trouvais que la poupée était bien animée (pour l’époque, j’entends). Comme le premier que j’avais vu était La Fiancée de Chucky (sorti en 98), j’avais peur de me retrouver face à un mannequin animé façon Pirates à Batavia à Europapark – ou des décorations Disneyland pour ceux qui sont pas de l’Est de la France. Mais j’ai été agréablement surprise, le visage de la poupée n’est pas trop laid quand elle bouge et il est même plutôt fluide. Dans le 3 cependant, on voit bien que des efforts ont été faits sur l’animation des membres (les bras et les jambes), surtout quand c’est filmé à la première personne (c’était beaucoup le cas dans le 1, sûrement pour éviter d’avoir à animer le corps en entier, petits tricheurs – et là pour le coup c’était vraiment pas jojo).

Les morts

Parlons-en des morts : les plus impressionnantes des Jeu d’Enfant ne sont pas celles causées par Chucky mais bien les siennes (qui c’est lui qui meurt, si vous suivez – cette phrase fut particulièrement difficile à formuler), et je n’ai pas été déçue là-dessus non plus ! Les mises en scène des meurtres perpétrés par Chucky prendront une place plus importante dans La Fiancée de Chucky et bien sûr seront le summum du film Le Fils de Chucky !

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(Ce personnage m’énervait de toute façon. Il l’a bien mérité.)

Un concept de la « mort spectacle » repris dans la série des Destination Finale et qui me plaît bien à moi !

Les années 80, avec les Slashers à la Freddy Krueger ou Chucky, sont le début d’une obsession (j’ai envie d’appeler ça comme ça, oui) de la mise en scène des meurtres, et ça a donné naissance à des choses très sympa ! Rien que pour ça j’ai envie de parler de Tucker & Dale fightent le mal, un film qui reprend ce concept et qui en profite pour le retourner complètement… Mais on verra ça une autre fois sûrement !

 

J’ai encore plein de films à voir et à commenter, c’est reparti !

Jolly S.

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